« Chère future moi »

 

« Chère future moi,

 

Je ne suis encore qu’une adolescente lorsque j’écris ces mots, je ne sais pas encore où ni quand tu les liras mais j’espère que d’ici là, tu auras accompli toutes les choses dont tu as toujours secrètement rêvé. Parle-moi un peu de la jeune femme que tu es devenue, tu sais à quel point l’avenir m’a toujours effrayé, avais-je raison de m’en inquiéter ?

 

As-tu trouvé quelqu’un qui méritait tout l’amour que tu avais à offrir ? J’ai peur tu sais, de trop aimer pour ne pas l’être en retour, d’avoir le cœur brisé encore et encore jusqu’à finir par ne plus réussir à trouver quelqu’un. Tu sais à quel point on en a bavé. J’aimerais pouvoir voir à quoi ça ressemble l’amour de ton côté, quelques années après, « je t’aime » est-il toujours aussi bêtement utilisé ? Peut-on à nouveau croire à la fidélité et le « vrai amour », pas juste des mots réutilisés à chaque fois qui n’ont plus de sens, ni de valeur ?

 

Et dis-moi, ce corps que tu détestais tant, qu’en est-il aujourd’hui ? Est-ce que tes efforts ont payé ? Peux-tu enfin te regarder devant le miroir sans détourner le regard afin de ne plus subir cette image repoussante de toi-même ? J’espère que tu restes toujours la personne forte et courageuse aux yeux des gens, tu sais à quel point tu en étais fière, à quel point j’en suis fière. On a toujours su se débrouiller seules, j’ai eu raison de penser qu’on ne peut compter sur personne à part soi-même ? As-tu des regrets ou bien des remords maintenant ? Je m’excuse d’avance si la réponse est oui, j’ai essayé de vivre au maximum, comme le ferait n’importe quelle adolescente, à la fois avec un peu de folie et de sérieux. Je n’ai peut-être pas toujours fais les bons choix, mais avec un peu de chance tu as su les rattraper.

 

Pardonne-moi de te poser autant de questions, mais il me tarde de savoir si par exemple tu manques toujours autant de confiance en toi, j’essaie d’y travailler tu sais, de m’accepter mais tu connais la difficulté pour y parvenir. Es-tu toujours cette fille souriante, qui parle sans cesse et qui ris à en avoir mal au ventre ? As-tu finalement réussir à franchir la frontière qui m’empêche aujourd’hui de pouvoir me dire complétement épanouie et heureuse ? Rassures moi et dis-moi que tu n’es plus cette fille dépassée par les émotions qui avait tendance à réagir au-delà de ses pensées et de manière toujours excessive. J’aimerais également savoir si tu traines toujours avec la même bande de potes, si la forte amitié qui vous unit a fini par payer, si encore aujourd’hui vous vous retrouvez pour vous souvenir, rire, partager, je l’espère parce que malgré que les personnes aillent et viennent dans nos vies, je crois en ce qui nous unis depuis toujours.

 

Pour finir cette lettre, j’aimerais te rappeler certaines choses que tu as peut-être oublié en grandissant. Continue d’aimer et de donner aux personnes même avec le risque d’être oubliée ou abandonnée, essaie de rester positive à n’importe quel moment et surtout de ne pas laisser ta colère t’emporter, tu as conscience des dégâts que ça peut causer. Je crois en toi, et je ne suis pas la seule, on te l’a souvent répété alors ce n’est pas moi qui l’ai inventé. S’il te plaît sois heureuse et épanouie, bats toi pour également rendre les gens heureux, je sais pertinemment qu’il n’y a aucun meilleur sentiment pour toi que celui-là, sentir que les gens sont heureux. Souris, amuse-toi, ris aux éclats, danses au point d’en être ridicule, chante sans te soucier de tes fausses notes répétées, je t’en supplie, vis avant qu’il n’en soit trop tard, trop tard arrive trop vite.

 

-A toi, à la personne que l’on est devenue. »

 

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triste réalité.

Il a cette manière de regarder les gens, avec ses yeux noirs et sombres remplis d’une détresse particulière, d’un appel à l’aide qu’il arrive cependant à détourner d’un regard chaleureux, il sait rallumer en vous des choses que vous aviez éteintes, endormies, enfouies. Par un simple regard échangé, il lit en vous, il sonde votre être, vous ne pouvez rien lui cacher, il sait tout. Et c’est de là que tout commence.

Les traits de son visage ne sont qu’un masque porté, un sourire maladroitement dessiné qui sonne tout sauf vrai, il peut être à la fois le blanc ou le noir, triste ou heureux, Il n’est qu’un reflet dans un miroir, une copie de ce que l’on veut voir et non de ce qu’il veut être.

Il passe son temps à passer sa main dans ses cheveux bruns foncés, comme si il était en colère, comme si il redouté, sa main, accompagnée de ses longs doigts fins, dont il vient, à plusieurs reprises, ronger le bout par anxiété.

Silencieux et bruyant, discret et extravaguant, on ne réussit jamais à savoir qui il était vraiment.

Ses écouteurs dans les oreilles, écoutant ce qui l’entoure qu’à moitié, il n’est qu’un spectateur de sa propre réalité, presque effrayé d’y mettre un pied.

Il a cette posture impeccable, des épaules larges et carrés, toujours un air confiant et sûr de lui, alors qu’en réalité, il est toujours cet enfant qui ne faisait pas ses nuits.

On dit souvent que tout est éphémère, l’amour, la tristesse, le bonheur, l’espoir, l’humain, mais lui ne l’est pas, non, lui, il s’ancre quelque part en toi et ne s’en vas jamais.

Ses gestes sont réfléchis, ses pensées sont parfaitement bien alignées, ses paroles sont pré-calculées, mais sa façon d’être peu bien vite nous aveugler.

Grand charmeur, il saura te faire dire ce qu’il veut entendre, il saura te mener aux portes du paradis avant de te pousser dans celles de l’enfer.

Tu te retrouves complétement cadenassée dans un monde totalement imaginaire qu’il t’a créé autour de belles paroles et promesses soufflées. Tu penses pouvoir l’aider, être cette personne spéciale qu’il voulait tant rencontrer. Tu es la seule à le faire sourire, il est lui-même qu’avec toi.

«  Je n’ai jamais connu quelqu’un comme toi. »

Niaise, timide, rêveuse, impatiente, tu fermes une bulle autour de vous sans laisser quiconque y entrer, tu ne te vois plus sans lui, tu vis enfin l’histoire que tu attendais.

Un soir, un message, une larme, puis deux, puis des litres. Il n’était peut-être pas si parfait.

Déception, tristesse, regrets, comment a-t-il pu te faire ça ?

Des heures, des semaines, des mois, il est toujours là malgré son abandon soudain que tu ne comprends toujours pas.

 « Rappelle-toi simplement que, parfois, la façon dont tu vois les gens n’est en réalité pas ce qu’ils sont vraiment. »

Cette nuit là.

Je me rappelle de cette nuit. Les étoiles brillaient de mille feux, le vent soufflait fort ce soir là. Nous étions l’un face à l’autre, unis par nos mains enlacés. Rien autour ne nous dérangeait. C’était toi. C’était moi. Nous.

Je me rappelle de nos baisers échangés, plein d’amour et de regrets. De nos mots, chuchotés puis criés . Je me rappelle t’avoir dit que je t’aimais. Oui, j’ai utilisé ces deux mots interdits, je t’ai offert la possibilité de détruire ce qui restait d’mon coeur amoché.
Je me rappelle avoir passé la plus belle nuit de ma vie, sous tes caresses, à regarder ta beauté. C’était comme si mon regard ne pouvait plus se détourner, je détaillais chaque trait de ce visage, de ce visage tant admiré, de ce visage qui me faisait succomber.
Ce soir là, j’ai appris que l’amour rendait encore plus beau. J’ai appris que les imperfections ne pouvaient se voir, dans des moments comme celui là. Parce que la seule chose que je voulais voir, c’était si des étoiles venaient se refléter dans tes yeux quand tu me regardais, ce que je voulais entendre c’étaient les battements de ton coeur, la façon dont ils pouvaient accélérés à chacun de mes baisers, à chaque mots murmurés. Je voulais entendre à quel point tu m’aimais.

Je me rappelle m’être rendu compte tout à coup que ma vue se brouillait, comme si tu disparaissais. La chaleur de tes mains contre les miennes était remplacé par un courant d’air gelé, les mots que tu me murmurais s’étaient transformés en un bruit insupportable, un bruit détestable.
Je ne savais pas ce qu’il m’arrivait, je ne savais pas comment on pouvait arrêté un aussi beau moment, un rêve éveillé.
Mais j’ai compris, j’ai su que tout cela n’était pas vrai, je me rappelle oui, après cette nuit là, je me suis réveillée.

Lou.

La « beauté » .

Parfait, est un mot sans pitié, sans aucun sens. C’est un mot qui a été créé pour déstabiliser, pour humilier, pour des étiquettes collées. Il tue à petit feu, il blesse, il atteint. Un mot qui est aimé de certains mais haïe par d’autres, un mot sans émotion, sans personnalité, cruel. Il rabaisse, il rend faible, il piétine. C’est un mot qui n’existe pas, simplement une suite de lettres sans but précis. Un mot qui ne pardonne pas les faux pas, un mot de la société, un mot parfois rêvé. C’est un mot qui apporte la tristesse, les larmes, la maladie, l’angoisse, le drame.

Par  » Parfait « , on entend également la beauté. Mais quelle est la réelle définition de la beauté ? La beauté, est-ce réellement le corps parfait, les cheveux longs, les dents blanches et tout le bordel? Je vous jure que non. Croyez moi. La beauté c’est le naturel, ce n’est pas l’argent que l’on dépense pour une tonne de maquillage, pour un détartrage ou encore pour un énième défrisage.
La beauté, c’est le noir qui a coulé sous tes yeux après une crise de larmes, la beauté c’est le rire incontrôlable que tu sors après une blague que toi seul(e) comprend. La beauté c’est le sourire que tu affiche après une bonne nouvelle, c’est le sourire que tu as fait après des larmes. La beauté ce sont des cicatrices, apparentes ou non, qui s’empreignent comme des souvenirs. Oui, la beauté c’est le souffle que tu lâches après une réflexion de trop, c’est l’expression du visage que tu prends quand la colère commence à monter. La beauté c’est le mouvement de tes lèvres quand tu dis  » je t’aime « .

Vous voyez, la beauté c’est ce qui se passe à l’intérieur et qui est reflété à l’extérieur. La beauté c’est ce que l’on a vécu, c’est ce qui nous a construit, c’est les souvenirs, c’est vivre.

Lou.

« c’est dur. »

C’est dur de vouloir s’exprimer sans trouver les mots, de vouloir parler et s’affirmer sans oser. C’est dur de perdre une personne pour qui on aurait tout donné, d’être abandonnée par une personne qui te disait «  je resterai. » C’est dur de devoir s’assumer, s’apprécier, s’aimer, prendre confiance en soi. C’est dur de savoir qu’on ne reverra plus une personne, qu’elle s’est envolée là-haut et qu’elle ne reviendra jamais. C’est dur de faire des choix, de les assumer, d’en sourire ou bien d’en souffrir. C’est dur de voir des gens détester une société alors qu’ils en sont le parfait cliché. C’est dur de décevoir les deux êtres qui nous ont créés, de ne plus être l’enfant parfait et exemplaire qu’ils voulaient. C’est dur de prendre son envole, son indépendance, sa voie. C’est dur de se rendre compte qu’atteindre sa majorité n’est pas tous les films qu’on s’était faits. C’est dur de se lever tôt après une nuit tourmentée. C’est dur de passer du beau temps à la pluie. C’est dur d’envoyer le premier message quand tu as toujours l’impression de déranger. C’est dur de recevoir une mauvaise note alors qu’on avait travaillé. C’est dur de devoir choisir entre ses deux films préférés. C’est dur de n’avoir aucun soutien lorsqu’on passe son temps à en réclamer. C’est dur d’être pointé du doigt alors qu’on déteste être regardé. C’est dur d’être réveillé en plein dans un rêve qui était plaisant et de retourner dans la réalité, avec le rêve oublié. C’est dur d’être proche avec quelqu’un puis de tout perdre du jour au lendemain. C’est dur d’écouter une musique pleine de souvenirs et de se retenir de pleurer. C’est dur de vouloir dire aux gens qu’on les aime quand on est quelqu’un de maladroit avec ça. C’est dur de savoir aligner trois mots lorsqu’on se retrouve devant beaucoup de personnes à qui on n’a jamais parlé. C’est dur d’avoir une adolescence qui est le contraire de ce qu’on avait imaginé dans l’enfance. C’est dur de se souvenir, de se rappeler, de regretter. C’est dur de devoir faire semblant, de devoir jouer un rôle constant avec des personnes. C’est dur de dire à ses amis que c’est à jamais en sachant que vous serez séparés dans quelques années.

Putain ce que ça peut être dur d’encaisser, de se relever, d’aimer, d’abandonner, de baisser les bras, de sourire puis de pleurer, de ne pas contrôler ses émotions, de vouloir être fort

alors qu’on est faible. Il faut savoir trouver les belles choses, les bons moments, les bons souvenirs. Parce que malgré tout, on finit toujours par se relever pas vrai ? On finit toujours par avancer, par prendre de la maturité après chaque blessure refermée. Puis la vie, c’est aussi les rencontres inoubliables, c’est des endroits à couper le souffle, des soirées dont on se souviendra toujours. La vie c’est des rêves qui deviennent réalité. Des surprises, de nouvelles choses, de l’inattendu, de l’amour. Des longs voyages à travers le monde. Alors souriez et vivez, vivez au-delà de la tristesse et des larmes, vivez pleinement et ne loupez aucune occasion pour trouver votre bonheur. Rappelez-vous que même les heures les plus sombres ne peuvent pas gâcher la beauté du monde.

cette fille là.

Elle est ce genre de fille, peut être un peu clichée, qui se sent toujours de trop, vous voyez, cette fille à qui on parle quand on s’ennuie, cette fille à qui on ne pense jamais, cette fille qu’on ne choisit pas en premier, cette fille qui va toujours bien pour tout le monde. C’est la bonne copine, celle à qui on peut tout raconter et se confier. Elle est aussi cette fille banale qui se rattache à de simples détails, peu important pour les autres mais vitaux pour elle. Dans son cœur il n’y a pas tant de monde que ça, elle essaie de limiter les entrées, parce que à quoi bon. Tout le monde finit par partir pas vrai. Alors elle essaie tant bien que mal de tout donner pour les personnes en qui elle est attachée, quitte à être trop naïve, elle pourra tout pardonner. Parce que quand elle vous aime, c’est pour de vrai, même si elle a du mal à aligner des mots pour l’exprimer. Elle a peut-être du mal à le dire mais pas à le ressentir. Par contre cette fille-là, elle est effrayée par ce que peuvent ressentir les gens, elle n’arrive pas croire que quelqu’un puisse réellement l’aimer ou même tenir à elle, alors elle n’ouvre pas son cœur, par peur du rejet et de la moquerie. Ouais, j’ai oublié de citer son manque de confiance en soi. Elle préfère garder tout ses sentiments dans son cœur, elle gère ses émotions pour essayer de ne pas les laisser s’échapper même si les larmes elle ne peut pas les contrôler. Parce qu’elle ne sait faire que ça, pleurer. Pleurer quand ça va pas, pleurer quand elle est touchée. Est-ce qu’elle est juste faible ou alors blessée ? Blessée par les gens, blessée par les sentiments, blessée par le manque, blessée par le non-retour, blessée par les faux espoirs, blessée par les « promesses », blessée par le manque d’attention que peuvent avoir les gens envers elle. Ouais, je crois qu’elle est blessée, parce qu’elle en attend tellement que les déceptions ne cessent de s’enchaîner et de la consumer. Alors elle dit qu’elle va changer, qu’elle va arrêter d’autant donner, d’autant aimer, qu’elle va juste s’en foutre et vivre comme la vie lui vient. Mais ce n’est pas si facile d’oublier, de laisser, d’abandonner. Elle aimerait que l’éternel soit vrai, tout comme les mots qui lui sont adressés. Elle voudrait trouver quelqu’un en qui elle peut croire en chaque parole, en chaque promesse. Elle rêverait qu’on attende d’elle autant qu’elle en attend. Parfois, elle voudrait être spéciale, différente, ouais, être le Quelqu’un d’une personne. On lui dit toujours d’attendre, que la bonne personne arrivera, qu’elle se fait attendre et qu’elle la détruit sans s’en rendre compte mais que cette personne finira par tout réparer ce qu’elle a brisée. Alors

cette fille-là, elle espère, elle continue de croire à un monde meilleur, putain ce qu’elle est clichée.

Survivre.

J’ai pardonné des choses impardonnables, j’ai voulu remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J’ai été déçue par des gens en qui j’avais une confiance aveugle, mais j’ai déçu des gens aussi. J’ai ri à m’en arracher les tripes. J’ai pleuré pour quelques sms échangés, pour des musiques, des départs, des mots, des souvenirs. J’ai rencontré des personnes qui ont fait ce que je suis aujourd’hui. J’ai aimé et l’ai été en retour. J’ai souvent gardé ce que je ressentais pour moi. J’ai été heureuse, j’ai crié à m’en casser les cordes vocales. J’ai vécu d’amour et de promesses. J’ai même eu le cœur brisé plus d’une fois. J’ai téléphoné juste pour entendre une voix, j’ai déjà craqué pour un sourire. J’ai détesté quelqu’un qui ne m’avait rien fait. Je me suis sentie seule et abandonnée, comme si personne autour ne s’en souciait. J’ai pris quelqu’un dans mes bras en lui disant que ça irait. J’ai imaginé des sentiments qui n’était finalement pas présent. J’ai aimé en sachant que cet amour ne serait pas partagé. J’ai bu et fumé, tout ça dans le but d’essayer. J’ai dansé toute une nuit à en avoir mal au pied. J’ai observé les étoiles en écoutant ces vieilles musiques déprimantes qui t’font chialer. J’ai été sauvé par des mots, de l’amour et un putain de câlin. J’ai essayé de ressembler aux autres jusqu’au jour où je e suis rendue compte qu’on devait vivre avec ce qu’on avait et comme on était. 

 La vie laisse ses cicatrices, elle nous forme et nous rend plus fort, elle nous pousse à se relever. Elle n’est pas facile, elle est plus dure avec certaine, plus cool avec d’autres, mais au bout du compte, tout nous rapproche, on vit. Alors malgré tout, il y a des belles choses qui nous arrivent en vivant, on aime, on crée, on profite, on découvre, on apprécie. On apprend à donner aux autres autant qu’ils nous donnent, on prend plaisir à admirer la beauté d’un paysage, on regarde les vieilles photos en riant. On écoute des musiques qui nous rappellent des jours,des instants, des souvenirs. On se rend compte de l’amour que nousdonnent les deux personnes qui nous ont mis au monde, on prend du caractère, on change, on grandit, on s’affirme, on plaît, on attire, on flirte, on s’amuse. Ouais, on vit. On survit.

Alors toi là, toi qui lis ça, toi qui as déjà vécu des hauts et des bas, tu penses pas que ça ne sert à rien de baisser les bras ? Aller, regardes tout c’que t’as encore à vivre, regardes tout ce qui est sur le chemin, ça te donne pas envie ? Il y aura toujours quelqu’un tu sais, t’en fais pas, ça va aller, j’sais que parfois c’est dur, mais tu peux te relever, je le sais. Courage, y’a quelqu’un qui t’aime par là, moi, moi je t’aime.

Elle.

Il y a cette fille, une adolescente banale, à la vie la plus plate qu’il soit. Une fille vivant dans deux maisons différentes, vivant deux modes de vie différents. Une fille souvent triste sans raison, qui a du mal à gérer ses émotions. Une fille qui n’est pas à plaindre, qui est entourée, qui a de quoi vivre, qui est aimée de ses deux parents, qui rit souvent. Une fille qui vous fera toujours passer avant, qui tuera pour votre bonheur avant le sien. Une fille qui n’a pas confiance en elle mais qui se cache derrière une image de fille impassible, d’une fille qui n’a peur de rien. Une fille qui n’aime pas se regarder dans le miroir, qui n’aime pas se voir en photo, qui ne rêve que d’être quelqu’un d’autre. Une fille qui au premier abord vous paraîtra froide, qui ne vous laissera pas approcher son monde, qui se méfiera de vos paroles. Cette fille, qui a peur des sentiments, qui a peur d’ouvrir son cœur, qui aime mais ne le dira jamais.
Une fille qui ne se sent écoutée par personne, qui a peur de déranger, qui s’aide elle-même comme elle l’a toujours fait. Une fille qui est souvent sous-estimée par les deux êtres qui l’ont créé, qui est aimée mais non écoutée. Une fille qui boit en soirée, qui déteste ça mais qui va continuer. Cette fille voudra vous aider, voudra vous sauver, voudra vous redonner l’espoir que ça finira par aller.

Une fille qui n’est passionnée que par l’écriture et la musique, qui ne trouve pas l’école instruisant et qui pense que des notes ne peuvent déduire nos capacités. Une fille qui pleure souvent, qui a le cœur vide et qui n’a que ce moyen-là pour évacuer. Une fille qui ne s’est jamais fait mal, qui n’a jamais pensé à s’en aller et qui ne comprend pas comment cette idée peut nous traverser. Cette fille porte un masque, elle vous fera toujours penser qu’elle ne s’arrête jamais d’être heureuse, vous la voyez rire, sourire, parler sans s’arrêter, vous la voyez s’épanouir. Cette fille-là n’est ni heureuse, ni malheureuse, elle n’a aucun mot qui peut définir ce qu’elle est. Cette fille n’aime pas les étiquettes, elle aime vivre comme elle en a envie, elle aimerait pouvoir vivre sans interdits.

Une fille qui n’aime pas les gens avant de les connaître, qui les craints et ne voit que leurs mauvais côtés en premier. Une fille qui dès qu’elle vous porte dans son cœur, ne vous laissera jamais tomber. Une fille qui n’aime pas se retrouver seule, qui n’aime pas se sentir abandonnée. Une fille qui a sa vision du monde mais ne la fait pas forcément partager. Cette fille ne se comprend pas, elle se cherche sans cesse, elle se questionne, elle apprend, elle essaie, elle échoue, elle recommence, elle retente, elle s’intéresse, elle rencontre, elle aime, elle s’attache, elle perd, elle souffre, elle se relève, elle recommence.

Une fille qui change d’humeur dès que quelque chose la touche, la braque, l’énerve, l’attriste, ses réactions sont multiplié et font parfois des dégâts. Une fille qui n’aime pas se victimiser, qui préfère passer à autre chose et faire abstraction. Une fille très fragile et sensible, qui à la moindre remarque d’une personne se renfermera sur elle-même et se qualifiera tous les pires défauts du monde. Une fille qui ne peut compter que sur certaines personnes, qui porte dans son cœur que certaines personnes, qui se confie qu’à certaines personnes, qui vit pour ces certaines personnes. Cette fille-là, elle a juste besoin qu’on la prenne dans ses bras et qu’on lui dise que ça va aller.

Je préfère vous parler de cette fille à la troisième personne du singulier, elle est dure à déchiffrer, elle est compliquée, elle est totalement décalée. Elle n’est pas dépressive, loin de là, parce que si vous saviez à quel point elle aime vivre cette fille, à quel point elle prend plaisir à se lever le matin pour débuter une nouvelle journée, à quel point elle aime donner de l’amour et se sentir aimer en retour. Elle n’aime pas qu’on la déteste cette fille-là, vous savez pourquoi . Parce qu’elle le fait déjà assez elle-même. Elle a juste besoin de se sentir existante pour quelqu’un, de se sentir aimee. Mais elle y croit plus cette fille, elle croit plus en l’amour et toutes ces conneries. Elle a perdu patience et maintenant elle vit comme la vie vient à elle. C’est dur pour moi de m’ouvrir aux gens, de leur parler ouvertement, alors je vous présente cette fille.

 

ce garçon.

J’aimerais vous parler d’un garçon. De ce garçon, ayant la carapace la plus solide que je puisse connaitre. Ce garçon qui pense différemment. Ce garçon qui ne donne qu’une image que les autres veulent voir de lui. Ce garçon qui sera toujours la personne que vous voudrez qu’il soit.  Ce garçon qui ne laissera que les gens, définir qui il est.Je suis mal placée pour vous parler de ce garçon. Parce que moi même je ne le comprends pas. Moi même je ne peux placer de mots sur lui. Parce qu’il est aussi flippant qu’attachant. Il est aussi dérangé que  » normal « .

Mais au jour d’aujourd’hui, de mon point de vue, être normal n’est qu’une mode et une façon d’être pour ne pas être remarqué. Être normal n’est qu’un mot. Mais lui vous dira que c’est la société qui créé la normal, que c’est elle et seulement elle qui l’a définie. Qu’on est finalement que des pions dans le monde, que des tache dans la société, des simples reflets du niveau de norme demandée.

Ce garçon vous dira qu’exprimer ses sentiments n’est que signe de faiblesse, moi je dirai que c’est humain. Mais l’humain n’est pas vu de la même façon par tout le monde, et c’est effrayant, ça fait peur de voir comment d’autres personnes peuvent penser et voir les choses. Parce qu’on passe notre temps à s’imaginer notre vision du monde et des autres. Mais finalement, quelle est la réelle explication de tout ça? Qui somme nous? Les émotions sont-elles faites pour être ressentis et exprimer ou sont-elles faites pour rester cacher? Ce garçon vous dira de ne rien laisser paraitre, d’être dépendant de vous même et de vous attachez qu’à votre propre vie. Parce que l’attachement n’est finalement qu’éphémère. Tout comme la vie. Tout comme la tristesse. Tout comme l’amour. Tout comme le bonheur. Tout s’arrête un jour. Mais ne devrions nous pas profiter de cette durée indéterminée qu’on nous offre pour vivre sans se poser de questions? Pour vivre comme on l’a décidés sans penser aux complications et aux regards de tout ces cons. Ce garçon vous dira qu’on vit, qu’on s’attache et qu’on meurt. Que si on est accompagné c’est bien, mais que si on parcours notre chemin seul c’est peut être même mieux.

Peut être bien que j’suis trop humaine, que je préfères aider plutôt que m’aider, que je crois en quelqu’un plus que je ne crois en moi. Parce que le bonheur des autres sera toujours plus privilégié que le miens. C’est comme ça. Comme un cercle vicieux. J’ai appris à me relever seule, à réfléchir seule, à m’apprendre la vie seule. Parce que les gens n’avaient pas le temps pour moi, ils avaient peut être mieux à faire ou n’en avaient juste rien à foutre, mais moi j’veux pas laisser quelqu’un dans le gouffre, j’veux pas laisser quelqu’un se dire qu’il est seul et rejeté, que personne ne pleurerai s’il s’en allait. J’veux pas laisser quelqu’un devenir fragile et cassé. J’veux montrer aux gens que vivre c’est avant tout être des humains, quitte à n’être que des pions et des reflets de la société, quitte à ce qu’ils leurs arrivent de pleurer, quitte à souffrir pour des nouveaux départs, quitte à se détruire pour des gens qui n’en valaient finalement pas la peine. Mais j’veux leurs montrer qu’être un humain ça peut aussi être beau et plaisant. Parce que dans la vie y’a pas que les mauvais côtés.

Alors peut être bien que ce garçon a besoin d’être aider ou sauver, j’sais pas trop quel mot serait le mieux adapter, mais j’imagine qu’il a vécu des trucs qui l’ont sûrement assez marqué et chamboulé, pour qu’il est cette manière de pensée. J’ai mis du temps pour l’accepter, alors ouais, j’ai un peu tout mélangée, j’ai sûrement été maladroite et blessante mais j’suis maintenant désolé de n’avoir pas plus essayer de creuser et de  l’avoir rejeté. Chaque être est comme il est, et moi je conseil à ce garçon de garder ses opinions, ses jugements, ses propres explications à ses questions, et de ne laisser personne l’empêcher d’être ce qu’il aime être.

Encore une fois, je finis par voir le bon côté, ouais il a raison, j’suis bien trop humaine et j’aime croire que chaque personne s’en sortira, et je tiens à dire à ce garçon que je crois en lui et à sa folie, que quitte à être naïve et aussi éparpillée que ses pensées, je continue de persister que la vie n’est pas aussi compliqué que c’qu’il peut imaginer.

Ma seule façon de m’exprimer c’est d’écrire, alors c’est par le biais de mes mots pianotés sur un clavier, que je vais dire à ce garçon merci, merci de m’avoir montrer une partie de son monde, et merci d’avoir visiter une partie du miens.