« Chère future moi,
Je ne suis encore qu’une adolescente lorsque j’écris ces mots, je ne sais pas encore où ni quand tu les liras mais j’espère que d’ici là, tu auras accompli toutes les choses dont tu as toujours secrètement rêvé. Parle-moi un peu de la jeune femme que tu es devenue, tu sais à quel point l’avenir m’a toujours effrayé, avais-je raison de m’en inquiéter ?
As-tu trouvé quelqu’un qui méritait tout l’amour que tu avais à offrir ? J’ai peur tu sais, de trop aimer pour ne pas l’être en retour, d’avoir le cœur brisé encore et encore jusqu’à finir par ne plus réussir à trouver quelqu’un. Tu sais à quel point on en a bavé. J’aimerais pouvoir voir à quoi ça ressemble l’amour de ton côté, quelques années après, « je t’aime » est-il toujours aussi bêtement utilisé ? Peut-on à nouveau croire à la fidélité et le « vrai amour », pas juste des mots réutilisés à chaque fois qui n’ont plus de sens, ni de valeur ?
Et dis-moi, ce corps que tu détestais tant, qu’en est-il aujourd’hui ? Est-ce que tes efforts ont payé ? Peux-tu enfin te regarder devant le miroir sans détourner le regard afin de ne plus subir cette image repoussante de toi-même ? J’espère que tu restes toujours la personne forte et courageuse aux yeux des gens, tu sais à quel point tu en étais fière, à quel point j’en suis fière. On a toujours su se débrouiller seules, j’ai eu raison de penser qu’on ne peut compter sur personne à part soi-même ? As-tu des regrets ou bien des remords maintenant ? Je m’excuse d’avance si la réponse est oui, j’ai essayé de vivre au maximum, comme le ferait n’importe quelle adolescente, à la fois avec un peu de folie et de sérieux. Je n’ai peut-être pas toujours fais les bons choix, mais avec un peu de chance tu as su les rattraper.
Pardonne-moi de te poser autant de questions, mais il me tarde de savoir si par exemple tu manques toujours autant de confiance en toi, j’essaie d’y travailler tu sais, de m’accepter mais tu connais la difficulté pour y parvenir. Es-tu toujours cette fille souriante, qui parle sans cesse et qui ris à en avoir mal au ventre ? As-tu finalement réussir à franchir la frontière qui m’empêche aujourd’hui de pouvoir me dire complétement épanouie et heureuse ? Rassures moi et dis-moi que tu n’es plus cette fille dépassée par les émotions qui avait tendance à réagir au-delà de ses pensées et de manière toujours excessive. J’aimerais également savoir si tu traines toujours avec la même bande de potes, si la forte amitié qui vous unit a fini par payer, si encore aujourd’hui vous vous retrouvez pour vous souvenir, rire, partager, je l’espère parce que malgré que les personnes aillent et viennent dans nos vies, je crois en ce qui nous unis depuis toujours.
Pour finir cette lettre, j’aimerais te rappeler certaines choses que tu as peut-être oublié en grandissant. Continue d’aimer et de donner aux personnes même avec le risque d’être oubliée ou abandonnée, essaie de rester positive à n’importe quel moment et surtout de ne pas laisser ta colère t’emporter, tu as conscience des dégâts que ça peut causer. Je crois en toi, et je ne suis pas la seule, on te l’a souvent répété alors ce n’est pas moi qui l’ai inventé. S’il te plaît sois heureuse et épanouie, bats toi pour également rendre les gens heureux, je sais pertinemment qu’il n’y a aucun meilleur sentiment pour toi que celui-là, sentir que les gens sont heureux. Souris, amuse-toi, ris aux éclats, danses au point d’en être ridicule, chante sans te soucier de tes fausses notes répétées, je t’en supplie, vis avant qu’il n’en soit trop tard, trop tard arrive trop vite.
-A toi, à la personne que l’on est devenue. »
